Le chapeau

Ce chapeau est bien usé, plein de trous. La texture de la gravure va simplifier la tâche pour rendre cette impression d'usure, il va suffire de l'exploiter !

 

Pour mémoire, le point de départ : le chapeau est simplement recouvert d'une couche de peinture Humbrol noir mat n° 33.



Composition de la palette :


Une petite image suffit à expliquer comment procéder.


Le noir de base est composé à partir de bleu indigo et de terre d'ombre brûlée (1), ce qui va produire une couleur beaucoup plus riche qu'un simple noir d'ivoire ou de bougie provenant directement du tube.


Ensuite on éclaire progressivement (de 2 à 5) cette base, en allant presque jusqu'au blanc.


Et y'a pu ka peindre !

Commencer par détourer soigneusement le chapeau avec la couleur la plus sombre (1). Il est plus commode de diluer légèrement la peinture sur la palette, avec le pinceau imbibé de diluant (white-spirit ou autre). Sur la partie arrière, utiliser un pinceau à poils assez longs pour atteindre le fond du chapeau.

 

Puis continuer à la peinture pure en posant progressivement des taches de couleur et en fondant aux limites. Ne pas oublier que le principe de l'éclairage zénithal :  

  • les surfaces orientées vers le haut sont exposées à la lumière, donc plus claires ;
  • celles orientées vers le bas restent dans l'ombre, donc plus sombres.

 

Accentuer les bordures, les trous et les marques d'usure avec de la couleur claire.

 

Les deux photos ci-dessous illustrent l'avancement du travail après cette première phase. 


Un p'ti passage au four pour accélérer le séchage de la peinture. 90 °C (thermostat 3) pendant 1/2 heure et c'est bon. La peinture ressort bien sèche ... et bien matte ! 

Dès que la pièce a refroidi, on peut continuer en nuançant ce noir.


Dans un premier temps, un simple lavis de terre d'ombre brûlée va virer la couleur au brun sombre.

Avant séchage, un travail de "picotage" à la pointe du pinceau permet de simuler une texture usée. Ce travail se poursuit après séchage jusqu'à obtention d'un résultat satisfaisant.

Et les plumes ! En partant du principe que ce sont des plumes de perroquet, elles doivent être de couleurs vives. Par exemple du jaune et du vert.


Sur une base marron foncé (qui souligne bien les creux de la gravure), un dégrossi dans des couleurs un peu plus sombres que le résultat souhaité.


Puis un travail en "poil par poil" (un comble pour une plume) pour souligner les reliefs de la gravure. Le jaune est ombré au bleu-violet, alors que le vert est ombré au rouge (ombrage à la couleur complémentaire, voir la roue des couleurs).

Et vous avez en même temps une vue de l'arrière du chapeau terminé, avec le ruban, peint dans un noir un peu violet pour compléter l'harmonie avec les plumes.